Le foot & le volley FSGT lancent leurs épreuves nationales !
- Antoine Aubry

- 3 mars
- 4 min de lecture
Se déroulant sur plusieurs tours, la coupe de football à 11 et le fédéral de volley-ball ont démarré fin janvier…

Lorsque vous lirez ces lignes, les huitièmes de finale de la Coupe de France Auguste Delaune, la coupe nationale de football FSGT, viendront tout juste d’avoir lieu. Entre le 28 février et le 2 mars 2026, seize équipes, issues d’Île-de-France, de Sud Provence-Alpes-Côte-d’Azur et d’Occitanie, se sont affrontées pour accéder au tour suivant et poursuivre leur quête d’un trophée mythique. Comme il n’était pas possible, pour des raisons techniques, de faire le compte rendu de ces huitièmes de finale dans ce numéro, nous nous attarderons plutôt sur le tour précédent de la Delaune qui a été disputé du vendredi 30 janvier au 2 février derniers…
Des rencontres 100% IDF
Pour ces seizièmes de finale, 32 équipes étaient donc engagées. Les trois quarts d’entre elles provenant d’Île-de-France, nous avons pu assister à plusieurs duels franciliens particulièrement intéressants. Le premier d’entre eux opposait un club des Hauts-de-Seine (Fontenay football team) à un autre du Val-de-Marne et s’est soldé par la victoire (6-4) du second. « La rencontre s’est déroulée dans un bon état d’esprit », indique le délégué du match. « Les deux arbitres ont fait preuve de pédagogie. »
Également affiliée dans le comité du Val-de-Marne, l’Union sportive métropolitaine des transports de Créteil-Saint-Maur s’est déplacée sur la pelouse de l’AS Plus loin B (Paris) et l’a emporté cinq buts à un. « L’ambiance était détendue entre ces deux équipes qui se connaissent bien », assure le délégué de la rencontre. « Un pot d’après-match a été offert par l’AS Plus loin. »
Enfin, en Seine-Saint-Denis, les Cheminots du Landy accueillait le Football club Tours marrons (Val-de-Marne). Cette rencontre fut particulièrement animée. Alors qu’il y avait deux buts partout, les « deux équipes se rendaient coup pour coup et voulaient aller chercher la victoire », raconte le délégué du match. « À la trentième minute de la seconde période, sur un corner, les locaux vont finalement prendre l’avantage. Le FC Tours marrons fera le siège des Cheminots du Landy pour égaliser, mais n’y arrivera pas. »
À noter que nous avons assisté à plusieurs duels franciliens, mais également à plusieurs duels parisiens ! Le Football club Hoverla a battu (6-1) l’Association sportive cambodgienne et La Colonia l’a emporté deux buts à un face à l’AS Paris boys. De son côté, le FZR a dû attendre les tirs au but pour vaincre le Football club Grande jugador (2-2 à la fin du temps réglementaire).
Sud Paca/Occitanie : cinq équipes qualifiées
Quatre clubs des Bouches-du-Rhône étaient également engagés lors des seizièmes de finale de la Delaune, et ce fut presque un sans-faute faute pour eux. Grand Saint-Barthélemy omnisports s’est qualifié après avoir disposé d’une équipe du comité de Paris aux tirs au but (6-6 à la fin du temps réglementaire !), le Football club Garlaban Provence a battu un autre club de la capitale cinq buts à un. Quant au FC Fizios, il s’est imposé (2-1) sur la pelouse de l’AS Plus loin A.
Enfin, deux équipes de Haute-Garonne ont également passé ce premier tour. Le Football club Cantou’lousain l’a emporté cinq buts à deux face à une équipe du comité de Paris, tandis que le Toulouse olympique aérospatiale club accueillait une équipe du Val-de-Marne et s’est largement imposé (7-0). À noter que, pendant le match, les joueurs des deux clubs ont eu un « excellent état d’esprit », souligne le délégué.
Volley : un premier tour record !
Le volley-ball FSGT est actuellement dans une dynamique exceptionnelle. Il vient tout juste de dépasser la barre des 16 000 pratiquant·es, un chiffre jamais atteint, alors qu’il n’en comptait « que » 10 000 en 2014… Évidemment, cette dynamique est également visible au niveau de son fédéral. Si 44 équipes étaient engagées dans l’épreuve en 2000, elles sont 163 à être inscrites cette année. « Et encore, nous avons dû refuser du monde », assure Thierry de Lonchamp, le coordinateur de la CFA (commission fédérale d’activité).
Des matchs dans quinze comités
Le Championnat de France FSGT de volley-ball se déroule toujours en trois tours : un premier de brassage, un deuxième de qualification et enfin des phases finales. Le tour de brassage de l’édition 2026 s’est déroulé le samedi 24 janvier dernier. Les 163 équipes engagées se sont affrontées à travers 54 poules de trois ou quatre (21 féminines et 33 masculines) et plusieurs niveaux (trois chez les femmes et quatre du côté des hommes).
« Les matchs se sont déroulés dans une vingtaine de ligues et de comités différents, du Finistère aux Bouches-du-Rhône en passant par l'Île-de-France, la Haute-Garonne ou la Savoie », indique Thierry de Lonchamp. « Comme d’habitude, les équipes se sont arbitrées entre elles, et tout s’est très bien passé. On sait qu’il y a eu le traditionnel "sixième set", l’équivalent de la troisième mi-temps pour les volleyeurs, dans pas mal d’endroits. Cet aspect convivial et festif est toujours à mettre en avant. »
Un championnat ouvert à tou·tes
En attendant le tour de qualification, prévu le 21 mars prochain, une question demeure : comment explique-t-on le succès rencontré par ce fédéral ? « Je pense que c’est multifactoriel », répond Thierry de Lonchamp. « Il y a, bien sûr, la dynamique que le volley-ball FSGT rencontre actuellement. Plus il y a des équipes qui s’affilient à la fédération, plus le nombre de celles qui souhaitent s’inscrire à ce championnat national augmente. Mais ce n’est pas le seul argument. »
En effet, le fédéral est ouvert à toutes les équipes. Il n’y a pas besoin d’être titré au niveau de son comité départemental ou de sa ligue régionale. De plus, grâce au tour de brassage, le niveau entre les équipes n’est pas (ou peu) déséquilibré lors du tour de qualification ou pendant les phases finales. Ce qui plaît beaucoup aux clubs, et les pousse à reparticiper à l’épreuve l’année suivante.
Enfin, le fait de pouvoir se déplacer dans toute la France pour rencontrer d’autres équipes que celles affrontées toute l’année est évidemment une des principales motivations. « Beaucoup de volleyeurs et volleyeuses nous disent que c’est l’objectif de leur saison », assure Thierry de Lonchamp. « Pour l’avoir longtemps vécu en tant que joueur, je les comprends parfaitement. Et si les voyages coûtent de l’argent, la CFA apporte une aide aux équipes qui se déplacent le plus souvent. »




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