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Fédéraux : marche nordique & cross-country partagent les lauriers

Le Haras national du Pin (Orne) a accueilli ces deux grands événements FSGT en même temps. Retour sur ce succès.

© Jean-Claude Trichet
© Jean-Claude Trichet

Les samedi 21 et dimanche 22 février 2026, des centaines de sportifs·ves avaient investi le Haras national du Pin, dans l’Orne, à l’occasion des championnats fédéraux FSGT de cross-country et de marche nordique technique. L’événement était orchestré par le comité FSGT 61, avec le soutien du comité départemental, dans ce magnifique décor naturel transformé en véritable terrain de sport à ciel ouvert. Il faut aussi souligner l’investissement d’un très grand nombre de bénévoles. Gérard Bansard, président du comité, pointe aussi le précieux soutien de l’Association sportive PTT Argentan, « qui nous a détaché, sur trois jours, bon nombre de ses adhérent·es, sans oublier les nombreux bénévoles du comité 61, ainsi que celles et ceux de la CFA (commission fédérale d’activité) athlétisme et du club des enseignants d'Alençon ». 


Ce week-end ne se résumait pas uniquement au cross-country et à la marche nordique. Un brevet de cyclotourisme, suivi de deux randonnées pédestres de 8 kilomètres, étaient également au programme du samedi. Toutefois, les points d’orgue résidaient bien dans les compétitions fédérales. Parmi les 500 dossards du cross-country, Alexandre Sevaux a insisté, dans Le Journal de l’Orne (25/02/2026), sur son plaisir de s’y rendre : « Je tenais absolument à participer, malgré la fatigue accumulée cette semaine en Haute-Garonne, où je travaillais au rétablissement des lignes électriques touchées par les intempéries et les inondations. » L’Orne Hebdo (18/03/2026) citait pour sa part l’exemple de Bruno Ceyssel, 60 ans, athlète de l’Association sport et loisir de Condé-sur-Sarthe, qui a décroché le titre national en vétéran, le deuxième d’affilée. « Ce fut un peu plus dur cette fois, avec une concurrence renforcée et un parcours plus exigeant », confiait-il auprès du magazine local. Preuve que l’athlétisme FSGT peut s’avérer de haut niveau tout en demeurant ouvert à toutes et tous, quel que soit l’âge.

 

Prime à la technique

 

L’autre temps fort résidait dans le championnat de marche nordique technique, une première à la FSGT, avec un format original et mixte, qui a rassemblé 170 marcheur·ses, issu·es de 23 clubs. Particularité de cette compétition, l’accent a été mis sur la maîtrise du geste et la qualité technique, via un système de notation adapté. Les épreuves individuelles, par catégories d’âge (des moins de 49 ans aux plus de 65 ans), ont ainsi permis à chacun·e de s’exprimer.  « Nous avons beaucoup réfléchi à ce sujet à la CFA », précise Bernard Mingot, référent fédéral pour la discipline. « L'obsession du chronomètre ne correspond pas à notre public senior - les deux tiers des pratiquant·es ont plus de 65 ans. » 


Autre innovation, l’épreuve duo (mixte ou non), à la fois originale et spectaculaire, a marqué les esprits. Les binômes devaient marcher en parfaite synchronisation sur 2,7 km, exigeant fluidité et coordination. La marche nordique FSGT s’est également affirmée comme une discipline inclusive, permettant y compris aux personnes en situation de handicap, ou en parcours de soin, de prendre part aux épreuves. 


La place des femmes constitue une autre singularité de la marche nordique. Elles formaient la grande majorité des inscrit·es (seulement une trentaine d’hommes étaient au rendez-vous). Elles ont particulièrement brillé. Plusieurs d’entre elles sont montées sur les podiums ou ont figuré dans le top 10 de leur catégorie. « Les hommes veulent que ça aille vite, malgré l’âge, ils restent dans le dépassement de soi », remarque Bernard Mingot. « Ils veulent marcher vite avant de marcher bien, alors que c’est une activité très technique dans laquelle on joue avec la posture, la mobilité et les articulations. »

 

L’importance des juges

 

Un important travail de formation des juges a été également mené. Dix-neuf juges ont, de la sorte, été formé·es grâce au dispositif de la CFA et à l’investissement des clubs, avec un travail sur vidéos pédagogiques, mises en situation et réunions finales. Seize d’entre eux et elles ont assuré l’évaluation technique le jour du championnat, garantissant précision, bienveillance et cohérence.


L’impact de ce championnat se fait déjà sentir à la base. À Alençon, l’AS Enseignants a organisé en amont quinze séances techniques pour 35 pratiquant·es, tandis que des dynamiques similaires ont émergé ailleurs. Ces initiatives renforcent la motivation, développent la solidarité et favorisent l’émergence de nouveaux projets fédérateurs. Preuve qu’un championnat fédéral a des implications qui dépassent largement les podiums.

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