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« Le sport est un formidable support pour l’écriture »

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

Membre du Judo club de Bruay-sur-l’Escaut (Nord), association affiliée à la FSGT, Pauline Micsko Berthelemy vient de publier son quatrième roman. Le secret du Sensei (Dojo Éditions) est un livre pour enfants centré sur les valeurs de cet art martial...


Quel est votre rapport à la FSGT, en particulier dans le judo ? 

 

Pauline Micsko Berthelemy : Je suis adhérente à la FSGT depuis 2017. J’ai rejoint au départ le Judo club de Bruay-sur-l’Escaut pour renforcer une cheville à la suite d’une opération, essentiellement donc dans une perspective de préparation physique. Puis, en 2018, j'ai désiré pratiquer un sport en compagnie de mon fils. J’ai commencé le judo en tant que simple licenciée, mais tout de même avec l’envie d’apprendre et de progresser. Au fil des années, mon engagement s’est renforcé. Aujourd’hui, et ce depuis 2019, je suis trésorière du club

 

Pour quelles raisons avez-vous entrepris l’écriture de ce roman, et pourquoi avez-vous choisi le registre du polar ?

 

PMB : J’ai publié mon premier livre jeunesse en 2020. J’avais envie de recommencer. Toutefois, je ne savais pas quel thème aborder. En discutant avec le président de mon club, nous avons commencé à évoquer l’idée d’un ouvrage sur le judo. Je me suis dit qu’il s’agissait d’une bonne idée, d’autant plus qu’en librairie, à part des biographies romancées de Teddy Riner ou encore de Clarisse Agbegnenou, on ne trouvait pas de roman à proprement parler. Naturellement, je me suis lancée dans ce nouvel ouvrage jeunesse en 2025 (entre-temps, j’ai publié d’autres romans). C’est lors de mon séjour au Canada que je l’ai rédigé. J’ai choisi le polar (si on peut dire), car il s’agit d’un genre qui permet de creuser les tensions humaines, les non-dits, les contradictions. De plus, il met les personnages face à leurs limites, et c’est vraiment ce que je voulais explorer : que les judokas de mon histoire se cherchent et se mettent « en compétition les uns avec les autres ». En plus, derrière l’enquête se cache toujours une quête un peu plus intime, qui est celle de la vérité. C’est en ce sens que le code moral du judo prend toute sa place dans l’histoire.

 

Considérez-vous que le sport puisse être un bon sujet pour la fiction ?

 

PMB : Oui, je le pense sincèrement. Le sport représente un formidable support pour l’écriture parce qu’il constitue une métaphore de la vie. On y trouve l’effort, le doute, la chute, la persévérance, la rivalité, la solidarité… Ce sont des matériaux extrêmement riches pour un roman. Tous ces points nourrissent les personnages, les conflits et les évolutions intérieures de tou·tes. Et puis, personnellement, après une bonne séance de sport, mon esprit est plus clair. C’est souvent dans ces moments-là que l’écriture devient plus fluide et plus évidente. Finalement, le sport travaille le corps et l’écriture travaille l’âme. Dans mon parcours, l’un ne va pas sans l’autre.

 

Le judo incarne-t-il vraiment le sport éducatif par excellence ?

 

PMB : Je ne sais pas s’il existe un sport éducatif « par excellence », parce que chaque discipline peut transmettre des valeurs fortes. En revanche, le judo possède une dimension éducative particulièrement affirmée. Il repose sur un code moral : la politesse, le courage, l’amitié, le contrôle de soi, la sincérité, la modestie, l’honneur et le respect. Ces principes ne sont pas accessoires, ils font partie intégrante de la pratique. Sur un tatami, on apprend à tomber et à se relever, à canaliser son énergie, à respecter son partenaire même dans l’opposition. Cette pédagogie du corps devient une pédagogie de la vie. Et c’est justement cela qui m’a donné envie d’en faire un terrain romanesque.

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