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Île-de-France | Ski : week-ends sportifs & bienveillants

En Île-de-France, on peut faire du ski populaire ! Cela est rendu possible par la Commission sports de neige FSGT de la région francilienne qui organise régulièrement des séjours dans les plus belles stations de ski du pays. Le dernier a eu lieu les 7 et 8 janvier à Puy-Saint-Vincent (Hautes-Alpes) et je vous raconte comment se déroulent ces sorties…

L'auteur de cet article lors d'une sortie réalisée en 2013... © Olivier Cloup

« Et voilà, je prépare mon sac. C’est le rituel. Depuis début décembre, il trône dans mon studio. Chaussures de ski, casque, dorsale, moufles et quelques sous-vêtements, il reste juste de la place pour un petit duvet.


Plusieurs fois dans la saison, je retrouve les copains de clubs de différentes entreprises (Safran, Dassault, MBDA, Thales, Sodern, Nokia, SCCR, etc.) FSGT pour un week-end ski mis en place par la Commission sports de neige d’Île-de-France. Le temps du séjour, nous ne formons qu’une seule équipe. Ce qui permet de rendre le prix imbattable pour les adhérents de ces associations et leurs ayants droit.


On a de la route et la sortie commence donc par le voyage en car couchettes. C'est toujours un challenge de s’entasser à 40 dans un véhicule de ce type, mais connaissez-vous un autre moyen de transport qui vous dépose directement au pied des pistes ?


Pendant ces week-ends, le rendez-vous est toujours pris le vendredi soir à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Je m’y rends depuis la gare Paris Saint-Lazare avec mon snowboard sous le bras et, à chaque fois, je ne peux m’empêcher de penser à Michel Blanc dans le film Les Bronzés font du ski.


À Saint Cloud, je retrouve les autres qui arrivent parfois directement du travail. Ça parle déjà de ski ou de boulot justement. Si le début du trajet a lieu en version « places assises », le car passe en version « couchettes » après avoir récupéré d’autres participants. Il s’agit du moment le plus critique. Heureusement, nous avons mis en place un plan qui prend en compte les dimensions de chacun. Certains parents viennent d’ailleurs avec leurs enfants. Cela prend moins de place dans le bus, mais ils finissent par le regretter quand l’enfant se transforme en ado d’1m90…


En arrivant le samedi matin, c’est la course avant les courses. Il faut décharger le car, récupérer les chambres, préparer les affaires, distribuer les forfaits des remontées mécaniques et prendre un petit déjeuner avant le départ pour les pistes. Les habitués conduisent les nouveaux. Et c’est bien cela qui caractérise nos séjours : l’accueil et la bienveillance ! C’est ce qui m’a tout de suite plu, ainsi qu’être entouré de furieux de ski.


Sur les pistes

Le déroulement classique de nos sorties passe par l’organisation d’une course « géant » le samedi matin et d’un « slalom » le dimanche matin. Reconnaissance du tracé, attente du départ, derniers réglages avant de passer le portillon et c’est parti. On laisse toujours partir les anciens, les juniors et les nouveaux en premier. Les plus aguerris sauront toujours s’accommoder d’une piste un peu défraîchie.


Et voilà, c’est mon tour. Un piquet bleu, un piquet rouge, un petit coup de frein (parfois, j’avoue) pour ne pas se faire déborder, ça déboule jusqu’en bas de la piste. Puis vient le meilleur moment, celui où le classement s’affiche au fur et à mesure sur la cabane de chronométrage.


Si je parlais de « bienveillance » tout à l’heure, il n’y a plus de copains lors des courses. Le but : être devant. Et on se prend au jeu ! Au début, mon objectif était de finir la course sans rater une porte. Maintenant, c’est de charrier les skieurs en laissant un maximum derrière moi. Et je vous rappelle que je fais les courses en surf... Cela m’amuse et cela montre aussi la bonne ambiance qui règne dans le groupe car il ne faut pas être très net pour accepter des surfeurs sur ces épreuves.


Pour les déjeuners, nous alternons entre un restaurant ou un pique-nique, cela dépend des week-ends. Il n’y a pas que la qualité du domaine et de la neige qui compte, il y a aussi tout le reste (les festins de Puy-Saint-Vincent, la vie nocturne de Megève ou la tombola de Serre Chevalier) qui oriente le choix des uns et des autres dans leur participation. Je fais le malin, mais après une semaine de boulot, une nuit dans le car et une journée de ski, je suis souvent couché à 21h le samedi soir.


Après les courses, on évolue en petits groupes à la découverte du domaine. De retour à l’hébergement, c’est la bousculade devant la feuille de classement des courses et, moment à ne pas rater, la remise des médailles. Et là, j’adore, il y en a pour tout le monde. Ce sont souvent les mêmes qui trustent les coupes, mais les organisateurs prennent un malin plaisir à choisir les modèles les plus encombrants.


Enfin, après un verre de l’amitié et un dîner, nous chargeons le car pour rentrer en région parisienne. Une séance de Tetris est de nouveau nécessaire pour allonger tout le monde et nous voilà de retour le lundi matin. On vide le bus, on se dit rendez-vous au prochain week-end et c’est la débandade pour rentrer chez soi, prendre une douche et aller au boulot. »


Par Benoît Lettelier, membre de la Commission ski IDF


Intéressé·e pour prendre part à un séjour de ce genre ? N’hésitez pas à contacter Gérard Cervera de la Commission sports de neige Île-de-France via cette adresse mail : skifsgt.idf@gmail.com.


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