top of page

4 figures historiques transgenres dans le sport

il y a 4 jours
3 min de lecture

La nouvelle est tombée au mois de mars. « L’admissibilité à toute épreuve féminine des Jeux olympiques est désormais réservée aux personnes de sexe biologique féminin », a déclaré le Comité international olympique (CIO) dans un communiqué. La décision exclut ainsi les athlètes transgenres et une grande partie des athlètes intersexes. Les rencontres olympiques ne sont pas les seules à appliquer cette mesure transphobe. La World Athletics, fédération sportive internationale d’athlétisme, a également imposé ce test à ses participantes lors des mondiaux de Tokyo, en septembre 2025, tout comme la World Boxing, en charge d’organiser les premiers championnats du monde de boxe à la même période, ou encore la Fédération internationale de ski et de snowboard. Cependant, malgré les obstacles persistants et la propagande d’extrême droite à ce sujet, l’histoire du sport ne s’est jamais écrite sans les athlètes transgenres. Leur présence n’est pas récente et ne participe pas à un effet de mode « wokiste » comme essaie de l’y réduire la logorrhée Maga (le camp trumpiste) aux USA. À titre d’illustration, quatre exemples particulièrement éclairants, dont le parcours, le combat et le nom résonnent fortement aujourd’hui.


4 figures historiques transgenres dans le sport
 Illustration : © Wikimedia

Zdeněk Koubek 


Personne intersexe, Zdeněk Koubek a été assigné femme à la naissance. En 1934, à l’âge de 21 ans, c’est donc dans cette catégorie que le tchécoslovaque entre dans l’histoire et s’illustre en battant le record du monde du 800 mètres en 2 min 16 s. Deux mois plus tard, lors des mondiaux féminins de Londres, il bat son propre record. L’année 1935 est celle du début de sa transition qu’il vit publiquement. Zdeněk devient une célébrité d’envergure internationale. Dans l’univers sportif, son parcours inquiète. Dès les JO de Berlin de 1936, la Fédération internationale d'athlétisme amateur impose des examens médicaux aux athlètes dont le sexe ferait l'objet de doutes. Son exemple aura peut-être encouragé d’autres athlètes à faire leur coming-out trans, comme De Bruyn, Smentowsky et Pekarow, dont la presse annonce la transition en 1937. Zdeněk meurt à Prague en 1986, à l'âge de 72 ans, aux côtés de son épouse.  


Fallon Fox  


Fallon Fox est surnommée « la reine des épées ». En 2013, elle devient la première combattante ouvertement transgenre au monde dans la Mixed Martial Arts (MMA). Son coming-out trans crée un scandale dans cet univers sportif très marqué par un virilisme assumé et souvent sensible aux idéologies réactionnaires et d’extrêmedroite (très prisé par Donald Trump notamment). Sa licence de combattante est suspendue. L’affaire est finalement classée et elle conserve son droit de combattre dans la catégorie femme.


Veronica Ivy 


En 2018, la canadienne est devenue la première cycliste sur piste transgenre. Cette année-là, elle décroche également le titre de championne du monde Masters en sprint, dans la catégorie 35-44 ans. L’année suivante, elle réitère l’exploit et bat le record du monde du sprint lancé sur 200 mètres pour les femmes âgées de 34 à 39 ans. 


Laurel Hubbard 


Laurel Hubbard a effectué sa transition en 2012, à 35 ans. En 2017, l’haltérophile néo-zélandaise était intronisée vice-championne du monde des plus de 90 kilos. À 43 ans, elle est la première athlète ouvertement transgenre à avoir participé aux JO de Tokyo en 2021. Cependant, son inscription dans les compétitions n’avait été autorisée qu’à condition de prouver un taux de testostérone inférieur à 10 nmol/L durant les douze mois minimums précédant les JO. 


Commentaires


bottom of page