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Basket-ball I Jolie dynamique en Haute-Garonne !

Dernière mise à jour : il y a 13 heures

Le Comité de Haute-Garonne compte environ 700 pratiquant·es de basket-ball, plus que n’importe quelle autre structure départementale FSGT. Comment expliquer cette superbe forme ? Et que faudrait-il faire pour poursuivre ce développement ? Les acteurs et actrices du basket haut-garonnais nous disent tout !

Finales des coupes de basket 2023 de la FSGT 31 à Portet-sur-Garonne... © Marc-Henri Layani

Si le basket-ball est un des sports collectifs les plus populaires en France, il est paradoxalement peu développé à la Fédération… On trouve néanmoins des basketteurs et basketteuses FSGT en Île-de-France, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et, surtout, en Haute-Garonne !

En effet, le Comité haut-garonnais recense à lui seul près de 700 amateurs et amatrices de cette discipline. « Il s’agit à 87 % d’hommes et tous sont âgés de 16 ans ou plus », détaille Muriel Casaroli, responsable de sa Commission basket.

Démarrant chaque année au mois d’octobre, le Championnat départemental est organisé sur quatre poules de niveau (promotion, honneur, accession-excellence et excellence). Chacune d’entre elles compte dix ou onze clubs qui s’affrontent lors de matchs aller/retour disputés du lundi au vendredi soir.

Cette compétition possède une particularité : elle est mixte. À chaque rencontre, les joueuses disposent d’un temps de jeu minimum (afin de les attirer dans les équipes et de pérenniser leur présence) et leurs paniers sont assortis de points bonus.

Comptant plus d’un million d’habitant·es, l’agglomération toulousaine réunit évidemment l’essentiel des clubs de basket-ball affiliés au Comité de Haute-Garonne. « Une seule équipe, qui est située à une cinquantaine de kilomètres de la ''ville rose'', n’en fait pas partie », précise-t-on du côté de la Commission départementale de l’activité.

La (toute jeune) Commission est justement composée de huit membres : Muriel Casaroli, présidente de la structure et également en charge de l’international, Arnaud Falguieres, Grégory Grimonet et Olivier Migliorini, un trio à la tête de l’organisation des compétitions, Fabrice Cerbino et Marc-Henri Layani, les deux responsables techniques et gestionnaires de l’arbitrage, ainsi que Nelly Dedieu et Julien Meric, qui s’occupent des poules avec Olivier Migliorini (déjà cité quelques lignes plus haut). Sans oublier le soutien ponctuel de deux personnes sur les thèmes de la communication et du sport-santé.

Concernant les arbitres, le Comité 31 en dénombre une vingtaine. « Certains sifflent exclusivement en FSGT alors que d’autres officient aussi dans les championnats de la Fédération française de basket-ball [FFBB] », note Marc-Henri Layani.

« Si un arbitre officiel est présent sur l’immense majorité des rencontres, avec certaines exceptions qui dépendent principalement de facteurs géographiques, il n’est pas désigné par la Commission départementale. En effet, il incombe aux clubs de s’organiser avec les arbitres et de les défrayer. »

Les clés du succès

Les chiffres évoqués dans les paragraphes précédents en attestent : le basket-ball FSGT a une superbe dynamique dans le Comité de Haute-Garonne ! Mais comment l’expliquer ?

Une des principales clés de ce succès semble être l’aspect « loisir » de son Championnat départemental et de ses coupes (la FSGT 31 en organise deux à chaque fin de saison). « Tous les joueurs ont le même état d’esprit ; l’objectif est de jouer pour se faire plaisir et de partager un bon moment », assurent Olivier Puech et Grégory Grimonet, les responsables de la section basket du club d’entreprise de Thales.

« Le traditionnel pot d’après-match est d’ailleurs aussi important que la rencontre en elle-même. »

« L’ambiance est bonne dans les compétitions du Comité, personne ne se prend la tête », confirme David Garcia, un membre de l’Union sportive des employés municipaux et assimilés basket de Colomiers (dont on parle p.7). « Si la FFBB est bien évidemment présente à Toulouse, elle ne propose que très peu de pratique loisir 5x5 », enchaîne Muriel Casaroli.

« Ainsi, chacune des fédérations trouve son public pour se développer et coexistent parfaitement. »

Grâce au nombre conséquent d’équipes engagées dans le Championnat, des poules de niveau ont pu être créées et cela est très apprécié des basketteurs et basketteuses aux performances parfois « disparates ». De plus, un calendrier fourni offre à chaque club la possibilité de jouer au moins une vingtaine de rencontres par saison et l’organisation de ces dernières en semaine permet aux pratiquant·es d’être libres les week-ends.

Des comportements inappropriés ont pu faire leur apparition sur les parquets ces dernières saisons, mais un large recrutement d’arbitres et un investissement dans le suivi des fautes et des sanctions a permis de rapidement résorber ces problèmes… Des formations à destination des arbitres sont régulièrement mises en place et « ceux qui débutent peuvent siffler certains matchs du Championnat départemental à faible enjeu », indique Marc-Henri Layani.

« Accompagnés par un arbitre confirmé, ils pourront gagner en confiance et prendre de l’expérience. »

Quant à la Commission, elle fonctionne très bien. « Si l’activité basket-ball FSGT a longtemps été portée par une seule personne en Haute-Garonne, nous nous sommes servis de l’interruption des épreuves pendant la crise du Covid-19 pour structurer une véritable commission départementale », témoigne Muriel Casaroli.

« Le travail effectué à cette période facilite aujourd’hui la prise en charge rapide et efficace des demandes des équipes et notre récompense est la croissance constante des effectifs. »

Des axes de travail

Si le basket-ball FSGT haut-garonnais se porte très bien, ses acteurs et actrices estiment qu’il pourrait encore plus grandir… « En l’état actuel, si un travail doit être entrepris, c’est sur la recherche de terrains », affirme Muriel Casaroli.

« De nombreuses équipes ne disposent pas de créneaux d’entrainement et pratiquent juste les soirs de matchs. Nos recherches se portent vers les municipalités de Toulouse et de ses environs, mais une piste est également à explorer auprès des collèges et lycées qui disposent de structures parfois non utilisées le soir. »

Lancer ou participer au lancement de l’activité hors de l’agglomération toulousaine, en Occitanie et même dans d’autres régions de France où elle n’est pas présente est aussi un objectif. Mais la Commission départementale a remarqué que ses clubs préféraient souvent se consacrer aux matchs du Championnat ou des coupes en semaine plutôt que de participer à des événements comme des tournois, inhérents au développement, ayant lieu les week-ends…

Enfin, la Commission est actuellement à la recherche de personnes disposant de compétences pour concevoir un site Internet et réfléchit au développement d’une pratique jeunes. « Elle se ferait au niveau régional, à travers la liaison entre une école de basket en périphérie de Toulouse et une autre dans les Hautes-Pyrénées », précise Muriel Casaroli.

« Nous allons également plancher sur cet axe. »

Pour poursuivre, ainsi, la jolie dynamique du basket-ball en Haute-Garonne !



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