« Nice a accueilli un beau championnat de badminton »
- Antoine Aubry

- 23 déc.
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 7 jours
Respectivement membre de sa CFA et permanent à la FSGT 06, Christian Mathis et Guillaume Tassy reviennent sur la dernière épreuve nationale de la discipline.

Le Championnat de France FSGT 2025 de badminton a eu lieu à Nice les 8 et 9 novembre derniers. Mais combien de compétitions nationales sont organisées par la discipline chaque année ?
Christian Mathis : Nous en comptons quatre. Il y a le Rassemblement fédéral, qui est mis en place en fin de saison, le tournoi 100% féminin, lancé il y a quatre ans, le tournoi réservé aux plus de 50 ans, créé cette année, et enfin le Championnat de France FSGT qui se déroule toujours à l’automne.
Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce dernier ?
Christian Mathis : Il délivre des titres de champions de France FSGT dans deux catégories (« double homme » et « double mixte »), et le club le mieux classé dans ces catégories est également titré. Nous limitons l'organisation à des doubles, car nous avons des difficultés à trouver des gymnases pour accueillir nos championnats. Cela nous permet de faire venir un maximum de joueuses et de joueurs, tout en leur faisant prendre part au plus grand nombre rencontres possible durant tout un week-end. Pour chaque édition, la CFA [commission fédérale d’activité] et le club hôte décident du nombre maximum de doublettes participantes. Toutes les associations de badminton FSGT ont une place assurée par catégorie, mais certaines, celles avec le plus d’adhérents, doivent organiser des sélections afin de déterminer quels joueurs les représenteront. À noter que des doublettes non-qualifiées peuvent toutefois être conviées par les organisateurs en fonction des places disponibles.
Quelles sont les grandes étapes dans l’organisation d’un championnat ?
Christian Mathis : La première d'entre elles est de trouver un club volontaire pour accueillir l’épreuve. Quand une association est candidate, elle doit également en faire la demande auprès de son comité et la CFA doit déclarer l’événement au pôle des activités et culture sportive internationales.
Guillaume Tassy : Une fois ces étapes passées, il faut réussir à trouver un lieu et une équipe de bénévoles prête à aider en amont et sur place. Enfin, n’oublions pas non plus le coût financier d'une telle manifestation…
Cette année, l’organisation du championnat a été un peu particulière…
Guillaume Tassy : Effectivement, ce n'est pas un club qui a accueilli l'évènement, mais une équipe d’une dizaine de membres du comité des Alpes-Maritimes et de sa commission badminton. Nous avons souhaité organiser cette édition 2025 à Nice parce que cela faisait plusieurs années que nous n'avions pas organisé d’épreuves nationales et parce que cela nous permet d'avoir une certaine visibilité au niveau local, de montrer notre savoir-faire.
Christian Mathis : Le comité des Alpes-Maritimes est un comité très actif au niveau du badminton FSGT. Il participe à de nombreux événements nationaux et possède un championnat départemental. Il était donc évident et agréable de se rendre à Nice pour cette épreuve.
Guillaume Tassy : Et j’ajoute qu’à cette période, au début du mois de novembre, il est facile de motiver les gens pour venir sur la Côte d'Azur !
Comment s’est déroulé le championnat ?
Christian Mathis : Il s’est très bien passé ! Il y avait 44 doublettes engagées (20 hommes et 24 mixtes), et ces dernières provenaient d’une quinzaine de clubs d’Île-de-France, d’Auvergne-Rhône-Alpes, du Grand Est, de Nouvelle-Aquitaine, et, bien sûr, de Sud Provence-Alpes-Côte-d’Azur. L'accueil de nos hôtes était à la hauteur de l'événement, tant au niveau de l’organisation de la compétition que celles des repas ou de la soirée festive, et tous les participants ont passé un excellent week-end.
Guillaume Tassy : Selon les retours que j'ai eu, le tournoi a été apprécié et les à-côtés également, ce qui est tout aussi important. Comme indiqué par Christian, nous avions prévu une soirée conviviale le samedi soir, et certains fêtards n’étaient pas trop en forme le dimanche matin ! Notre seul véritable souci été que la fédération délégataire n'a pas vu d'un bon œil ce championnat. Il a donc été un peu compliqué de trouver un gymnase…
Et quid de l’ambiance et du niveau ?
Christian Mathis : Malgré l'enjeu, il y a quand même des titres de champions de France en jeu, nous avons retrouvé cet esprit jovial et amical propre à la FSGT ! La bonne humeur a toujours surclassé le sportif, ce qui reste notre objectif prioritaire. D’ailleurs, en badminton FSGT, tous nos évènements sont autoarbitrés, que ce soit un petit tournoi ou une épreuve nationale. S’il y a un litige, la règle est simple : le point est rejoué. Un article de notre règlement peut néanmoins être actionné en cas de désaccord important, mais, depuis que je suis à la fédération, nous n'avons jamais eu à l'appliquer… Quant aux performances, on peut constater que le niveau des joueurs monte chaque année, preuve de leur motivation et de leur engagement. Il y a assez peu de différence sur les terrains, et nous pouvons affirmer qu’une dizaine de doublettes auraient pu aller chercher le titre dans chaque catégorie.
Où aura lieu le prochain championnat ?
Christian Mathis : Quoi de mieux que d’organiser une épreuve nationale dans la capitale ? Nous serions donc heureux d’être de retour à Paris pour l’édition 2026 du championnat et nous espérons que nos amis du comité 75 trouveront un lieu et une date pour nous accueillir. En attendant, il y aura le Rassemblement fédéral en fin de saison et les tournois réservés aux féminines et aux plus de 50 ans. À noter que cette année, nous mettons en place ces deux tournois dans les Bouches-du-Rhône durant le même week-end, celui des 2 et 3 mai. L’objectif est de faciliter les déplacements pour les joueuses et joueurs les plus éloignés et de leur permettre de soutenir les copains qui participent à l'une ou l'autre des journées, voire les deux pour les seniores les plus courageuses…







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