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La FSGT remonte le courant

il y a 4 jours
5 min de lecture

La FSGT a connu quelques événements marquants ces deux derniers mois, notamment en eau vive et sur les cours d’eau.


La FSGT remonte le courant
 Illustrations : © Marie Lopez-Vivanco, © Jouteurs d’Étreux

Les joutes nautiques constituent une modeste mais ancienne discipline au sein de la FSGT (une commission fédérale existe depuis 1972). Cette activité dresse un pont original et atypique entre les jeux traditionnels d’autrefois et le sport populaire actuel. La tenue d’un championnat national demeure donc toujours un événement important. 


Rendez-vous était donc fixé au port d’Étreux (Aisne), le week-end des 22 et 23 août 2026, pour cette belle finale, selon, précision importante, la méthode alsacienne. Les confrontations opposent deux bateaux d’environ 10 mètres de long pour 1,40 mètre de large, propulsés par quatre rameurs ou rameuses, aligné·es les uns derrière les autres, ainsi que par un barreur. Après sa passe de joute, chacun·e s’installe pour ramer afin de permettre à un autre membre de son équipe de tenir la lance. Une particularité qui rend ce sport à la fois individuel dans l’affrontement et collectif dans sa pratique, où la coordination et la solidarité occupent un rôle essentiel.


Cinq clubs avaient fait le déplacement, venus des villes de Lobbes, en Belgique, de Merville (Nord), de Schiltigheim (Alsace), d’Ors (Nord) et d’Étreux, rassemblant plus d’une centaine de participant·es pressé·es de faire tomber à l’eau, au sens littéral, leur adversaire. « Tous les clubs se rencontrent pendant le championnat. Il y avait les demi-finales avant cela, car on ne peut pas tout organiser sur un week-end », expliquait dans le journal La Thiérache, le 21 août, José Plaza, président des Jouteurs d’Étreux, puissance organisatrice forte de 34 licencié·es. Le public était également au rendez-vous, preuve de la dimension toujours aussi populaire de ce spectacle dans ce petit bout de France. 


Un public conquis

Parmi les spectateur·rices, Isabelle Ittelet, conseillère départementale de l’Aisne et conseillère régionale des Hauts-de-France, relatait sur son compte Facebook cette expérience unique : « Des joutes, du spectacle et une sacrée ambiance à Étreux en Thiérache ! Quelle superbe après-midi passée en votre compagnie ! Merci pour toutes ces explications sur ce sport encore trop méconnu, mais spectaculaire ! Chaque année, j’aime venir vous retrouver pour échanger, vous encourager et bien sûr soutenir notre équipe de Thiérache et nos jouteurs d’Étreux ! Et cette année encore, je n’ai pas été déçue : une belle ambiance, du beau spectacle et des combats impressionnants sur l’eau ! » 


Le journal local L’Union mettait de son côté en valeur une athlète, Gwendoline Dupré, déjà détentrice d’un titre remporté en 2006 chez les juniors, qui confiait sa passion pour une pratique historiquement et, sur la longue durée, masculine. « Notre force », insistait-elle, « c’est d’être ensemble et d’être soudées. Les filles ont bien ramé, tiré en harmonie et ça fait toute la différence. Les joutes, c’est comme un sport de combat avec une lance. Pour être une bonne jouteuse, il faut avoir beaucoup de technique. J’ai découvert la discipline avec un copain quand j’étais jeune. J’ai essayé et ça m’a plu. » 


Toutes & tous à l’eau dans le 9-3 

Restons dans l’eau douce, mais changeons d’ambiance et de décor. Direction la Seine-Saint-Denis, au nord de Paris. La 9e édition de « Nage ton canal », une course en eau vive désormais incontournable pour les amateur·rices du genre, s’est également déroulée le 22 août. De nouveau, un franc succès qui se confirme d’année en année.


Le conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, l’un des partenaires, s’en est félicité sur ses réseaux sociaux : « Plus de 300 nageur·euses ont participé à la 9e édition de Nage ton canal, une compétition de nage en eau libre organisée par la FSGT 93, samedi 22 août, sur le canal de l’Ourcq à Pantin. En partenariat avec le département, plusieurs distances allant de 250 m à 5 000 m ont été proposées. En tout, pas moins de 338 finishers se sont lancé·es depuis la place de la Pointe dans le canal de l’Ourcq pour une magnifique journée ! » 


Pour sa part, le comité FSGT 93 insistait sur la dimension hautement symbolique de cette épreuve : « Dans un département encore trop peu doté en lieux de baignade, permettre aux habitant·es de nager en eau libre, en toute sécurité et au cœur de la ville, contribue à porter un autre regard sur le territoire. Le canal n’est plus seulement un lieu que l’on longe : le temps d’une journée, il devient un espace que l’on partage, que l’on découvre et que l’on vit pleinement. » Une réappropriation essentielle, notamment pour les plus jeunes. 


La réussite repose évidemment aussi sur un vaste réseau de soutiens institutionnels et de partenaires. Citons la ville de Pantin, l’intercommunalité Est Ensemble, le Conseil départemental, la Métropole du Grand Paris, le SIAAP, le CDOS 93 et la Ligue Île-de-France FSGT, qui accompagne le comité local dans ce type d’événements. 


Le 6 septembre, c’était au tour de la troisième édition de « Nage ta Seine » de permettre de nouveau à des pratiquant·es aux profils très différents de se mesurer au fleuve qui traverse la capitale, un nouvel espace devenu, comme les canaux, l'une des réponses naturelles face aux vagues de canicule. 


Félicitations donc aux 290 participant·es qui ont relevé leur défi, quelle que soit l’épreuve choisie, devant un public nombreux venu encourager les départs et les arrivées et applaudir les participant·es. Les épreuves se sont enchaînées toute la matinée dans une ambiance conviviale. 


Quatre distances de nage étaient au programme : 250 m, 500 m, 1 500 m et 3 000 m. Cette diversité garantit à chacune et chacun la possibilité de profiter du cadre selon son niveau et son objectif : découvrir la nage en eau libre, relever un nouveau défi ou se mesurer sur une distance plus exigeante. Grande nouveauté de l’édition 2026, l’aquathlon associait 500 m de nage dans la Seine à 6,5 km de course à pied, une autre manière de parcourir L’Île-Saint-Denis et ses environs, entre fleuve et course terrestre. La traditionnelle course de bouées a complété idéalement la journée en y insérant un moment plus ludique. 


Le choix du village olympique pour accueillir l’événement n’était évidemment pas neutre. Deux ans après les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, Nage ta Seine contribue de la sorte à faire vivre ce site à travers une pratique ouverte au plus grand nombre. 


De nombreux représentant·es de l’État et élu·es avaient fait le déplacement, dont Anmya N’tchandy, sous-préfète de Saint-Denis, Éric Coquerel, député de la 1ère circonscription de la Seine-Saint-Denis, Sandrine Rousseau, députée de la 9e circonscription de Paris, Oriane Filhol, vice-présidente du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, chargée de l’action sociale, de la lutte contre les discriminations et de la jeunesse, et, évidemment, Thomas Valle, coprésident de la FSGT. 


Avant de conclure, signalons que la deuxième édition de « Nage ta Marne », preuve du dynamisme de cette branche de la natation, a eu lieu le dimanche 31 mai 2026 à Meaux, organisée par la Ligue Île-de-France. Une belle journée festive et sportive qui a réuni 160 participant·es.

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