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Paris 2024 I Qu'en pense la FSGT ?

Dernière mise à jour : 26 avr.

Nombreuses sont les personnes à s’interroger sur l’impact réel des JOP de Paris 2024. Et la FSGT, à travers la voix d’un membre de sa nouvelle direction fédérale, se questionne également…

© Paul Burckel

Le rapport de la FSGT aux Jeux olympiques et paralympiques (JOP) est complexe et nuancé. Elle entretient une relation « amour/haine » avec cet évènement planétaire qui représente, toujours à ce jour, un pan important de la culture sportive mondiale. Le fait que les JOP se déroulent à Paris en 2024 a, encore un peu plus, exacerbé ces émotions ambivalentes. En témoignent les débats mouvementés et passionnés nés au sein de la fédération depuis l’annonce de leur attribution en 2017…

Côté pile : l’accueil du plus grand évènement sportif international et, par conséquent, de milliers d’athlètes issu·es de tous les continents. Ce qui ne peut pas laisser de marbre les militants et militantes du sport populaire qui peuplent les clubs FSGT !

L’héritage des JOP, certes questionnable et questionné, laissera malgré tout son empreinte, grâce notamment aux investissements réalisés en Seine-Saint-Denis. Si ces investissements sont encore insuffisants aux yeux de nombreuses personnes, ils auront néanmoins permis d’améliorer un peu la situation de ce département fortement carencé en matière d’infrastructures sportives.

L’organisation des JOP en France, c’est également une chance incroyable pour promouvoir les pratiques des structures FSGT. Ces dernières bénéficieront de l’aura olympique découlant de l’évènement et la fédération sera présente plusieurs journées au sein du « Club France ». Ses associations y animeront des activités en direction du grand public.

 

En valent-ils la chandelle ?

 

Côté face : la FSGT est très sceptique sur la capacité des Jeux à renforcer le service public du sport. L’annonce d’une baisse de 50,5 millions d’euros du budget du ministère laisse plutôt entrevoir un avenir plutôt sombre quant au soutien de l’État au mouvement sportif et associatif.

La fédération déplore également le traitement réservé aux sans-abris, aux réfugié·es et aux étudiants et étudiantes, contraint·es de quitter leurs logements le temps de la compétition. Quant au coût social et sécuritaire, il ne cesse pas de questionner tandis que Gérald Darmanin, le ministre de l’intérieur, vient de préciser les modalités d’utilisation d’un QR Code obligatoire pour circuler aux abords de l’ensemble des sites olympiques.

Et que dire du coût global des Jeux pour les citoyens et citoyennes français·es ? Si la Cour des comptes reconnaît qu’il est, à ce jour, impossible de connaître ce coût, nul doute qu’il pèseront sûrement plus sur les contribuables français que sur le CIO qui bénéficiera du régime fiscal des évènements sportifs français, l’exonérant de tout impôt ou presque.

À l’image de la question de l’inclusion des personnes en situation de handicap, les JOP oscillent entre un apport réel, avec la création d’un un complexe inclusif à Bobigny, constituant un espace de pratique parasportive quasi unique au monde, et une prise en compte insuffisante des problématiques sociales. La faible rénovation des transports collectifs franciliens en matière d’accessibilité le démontre.

Alors, les Jeux en valent-ils la chandelle ? Voilà une question à laquelle il paraît difficile de répondre. Néanmoins, une chose est sûre : les JOP tels qu’ils existent aujourd’hui doivent largement être repensés s’ils veulent un jour tenir leurs promesses et limiter les impacts sociaux, économiques et environnementaux ! À ce titre, si les Jeux d’hiver 2030 étaient attribués aux Alpes françaises, ils constitueront de nouveau l’occasion de débattre à bâton rompu entre militant·es FSGT…


Thomas Fontenelle

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