La FSGT était présente aux JSM
- Nicolas Kssis

- 31 juil.
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 1 août
Près d’une centaine de sportifs·ves de la FSGT s’est rendue en Grèce pour cette épreuve de la CSIT.

La huitième édition des Jeux sportifs mondiaux (JSM) de la Confédération sportive internationale travailliste et amateur (CSIT) s'est tenue du 3 au 8 juin 2025 à Loutraki, en Grèce. Cette épreuve constitue l’un des grands temps forts de cette organisation internationale, et la FSGT, une de ses fondatrices à la fin de la Seconde Guerre mondiale, y a été remarquablement représentée grâce à plusieurs délégations départementales, de clubs et de spécialité. En tête, celle de la Seine-Saint-Denis, avec 63 participant·es, accompagnée par la Moselle avec trois représentants en lutte, de la Haute-Garonne avec l’équipe de basket de l’Union sportive des employés municipaux et assimilés (Usmea) de Colomiers, forte de onze membres, ainsi que d’une sélection inter-clubs en tennis rassemblant neuf joueuses et joueurs.
Une préparation de haut niveau
Le comité FSGT 93 accordait une attention toute particulière à cet événement, véritable enjeu au vu de l’ampleur de la mobilisation engagée. Ses athlètes, issus de 23 communes, ont porté haut les couleurs de leur département dans pas moins de sept disciplines : athlétisme, basketball 3x3, football à 5, judo, natation, pétanque et volley-ball. Le comité 93 souligne à quel point cette participation incarne « une étape majeure pour le sport populaire séquano-dionysien » et illustre surtout « la vitalité d’un territoire qui, après avoir accueilli de nombreuses épreuves olympiques, envoie aujourd’hui ses talents représenter la France à l’international, avec le soutien du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis ». Un an après le souvenir marquant des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, ce déplacement en nombre était donc loin d’être anodin. Dans cette perspective, des moyens conséquents ont été déployés tout au long de la saison précédente. Clément Rémond, coprésident du comité, précise : « Chaque saison, nous repérons les meilleurs profils via nos commissions sportives pour constituer les sélections JSM. » Une démarche collective, qui mobilise l’ensemble du tissu sportif associatif local de la FSGT 93. Pour cette édition, le comité de Seine-Saint-Denis n’a pas fait les choses à moitié. Les athlètes ont profité d’une préparation exigeante, digne des standards du haut niveau, avec notamment un stage à l’Insep juste avant leur départ. Cette immersion dans ce « temple de l’excellence sportive française », comme le rappelle le comité, a été vécue comme une véritable reconnaissance et a aussi pris la forme d’un pont symbolique entre sport populaire et la haute performance. Deux stages avaient également été organisés en amont : l’un en mars, au Pôle de référence inclusif sportif métropolitain de Bobigny, l’autre en avril, sur la piste rénovée du stade de l’Île des Vannes. Deux lieux emblématiques de l’héritage olympique local, porteurs de mémoire et de symboles. Une manière de prolonger la trace des Jeux de Paris 2024, malgré la politique gouvernementale actuelle qui, comme le déplore ouvertement le CNOSF, efface progressivement tous les effets de cette parenthèse enchantée de l’été dernier.
L’Occitanie dunk les difficultés
Plus modestement, l’équipe de basket de l’Usmea, rattachée au comité départemental FSGT 31, avait dû lancer un appel à la solidarité auprès de son réseau afin de réunir les quelques 8 000 euros nécessaires à son voyage. Une illustration concrète des difficultés économiques que rencontrent aujourd’hui les clubs du sport populaire lorsqu’il s’agit de participer à des compétitions internationales. Ce déplacement tenait particulièrement à cœur au club, désireux de représenter fièrement l’Occitanie sur les parquets internationaux. « En 2023, nous avions engagé une équipe 3x3 qui a brillamment remporté la médaille de bronze », rappelle-t-il. « Cette année, nous avons aligné une équipe 3x3 et une équipe 5x5, soit un total de onze joueurs plus un coach, venant d'Occitanie, prêts à défendre les couleurs de la France. »
Des soucis techniques
Descendus de l’avion et installés à Loutraki, nos athlètes n’ont pas tardé à se plonger dans le grand bain en participant·es aux premiers temps forts des JSM 2025. L’ouverture officielle de l’événement a débuté par une cérémonie d’ouverture ainsi que par un défilé des délégations. Sur ses réseaux sociaux, la FSGT 93 a partagé son émotion avec des mots qui témoignent d’un réel enthousiasme : « Un stade comble, des délégations du monde entier unies, des drapeaux flottant dans le soleil couchant grec. La cérémonie d’ouverture des JSM 2025 a donné le ton : populaire, joyeuse, vivante. 4 500 participant·es, 35 disciplines, une soixantaine de pays représentés ! » Il convient néanmoins de souligner que sur le plan organisationnel, le bilan apparaît plutôt contrasté. L’athlétisme et la natation ont bénéficié d’une excellente coordination, et plusieurs records personnels de sportifs·ves FSGT ont d’ailleurs été battus à cette occasion. En revanche, des dysfonctionnements ont été signalés au volley, à la pétanque, au basket et plus particulièrement au judo ou au tennis, où les règles manquaient parfois de clarté. Ces difficultés ont, dans certains cas, gâché la joie des participant·es français·es, et en particulier des amateurs·trices de la petite balle jaune qui ont déjà hâte se rendre à Mexico en 2026 pour le rassemblement de la spécialité. Malgré les difficultés rencontrées, la délégation de Seine-Saint-Denis est rentrée comblée. « Nos 58 athlètes ont prouvé que la FSGT 93 et le sport populaire peuvent rayonner à l’international », indique le comité. Parmi eux, les nageur·euses du Club municipal d'Aubervilliers ont particulièrement brillé. Sa section natation a tenu à saluer leurs résultats, mais aussi leur attitude tout au long de l’événement : « Un immense bravo à eux pour leurs performances dans l’eau, leur comportement exemplaire en dehors des bassins et pour avoir porté haut les couleurs de notre club tout au long de cette semaine exceptionnelle ! »
La reconnaissance du 93
Au-delà des récompenses sportives, la principale source de fierté pour les filles et les garçons de Seine-Saint-Denis résidait ailleurs. « Nous avons montré une France et une Seine-Saint-Denis belles, unies, solidaires et ambitieuses », souligne Clément Rémond. « À rebours des discours politico-médiatiques dominants, la meilleure réponse, nous l’avons apportée sur le terrain. » L’engagement des athlètes de Seine-Saint-Denis a été honoré par une reconnaissance institutionnelle de premier plan. Une soirée s’est tenue le 7 juillet dernier dans les salons d’honneur de la préfecture de Seine-Saint-Denis, en présence du préfet et du président du conseil départemental. Clément Rémond conclut : « Après l’Insep, c’est une nouvelle marque de reconnaissance de haut niveau pour le travail accompli ». Le Pôle des activités et de la culture sportive internationale FSGT a salué, au nom de la fédération, la « cohésion des équipes », une « ambiance fair-play et bienveillante » ainsi que « des valeurs humaines, sportives et solidaires au cœur de cette édition ». Une reconnaissance qui témoigne de la fierté légitime de la FSGT, de ses délégations et de toutes celles et ceux qui s’engagent pour faire vivre et rayonner le sport populaire.
La Coupe du monde de walking foot !
Du 4 au 6 juillet 2025, deux équipes de France FSGT (+60 ans et +70 ans) ont pleinement vécu leur aventure au championnat du monde de walking foot à Malmö, en Suède. Engagement, solidarité et envie étaient au rendez-vous face à des adversaires solides. Au-delà des résultats, l’ambiance a été excellente. Les formations tricolores ont affiché une belle cohésion et un véritable esprit sportif, ponctués d’efforts soutenus, de belles actions collectives et d’un apprentissage exigeant des nouvelles règles du walking foot. La soirée festive du samedi a été l’occasion de remercier les bénévoles suédois et de renforcer encore les liens d’amitié entre nations présentes. Après les beaux résultats des dernières années - un titre mondial en +50 ans en 2022 et le titre européen en +70 ans en 2023-, les équipes de France FSGT se classent septième sur onze pour les +60 et sixième sur huit pour les +70. Elles repartent de Suède avec fierté et une envie intacte de revenir encore plus fortes ! Enfin, une pensée solidaire pour les équipes FSGT de Marseille (+40 ans féminine et +50 ans masculine), contraintes au forfait après l’annulation de leur vol jeudi soir. Une déception partagée par toutes et tous.







Commentaires