« La plongée FSGT accueille tout le monde »
- La rédaction

- 3 déc. 2025
- 4 min de lecture
Trois membres de la CFA subaquatiques reviennent sur la philosophie de la commission fédérale et les actions qu'elle mène.

Que proposent les pratiques subaquatiques FSGT ?
Virginie Billy, au nom de la coordination de la CFA (commission fédérale d’activités) : Chaque année, nous organisons des formations techniques - en plongée, en apnée, en secourisme nautique, en plongée enfants, pour les plongeurs en situation de handicap et en plongée avec mélanges de gaz - à destination de la centaine de clubs subaquatiques et les 4 000 que compte la fédération. La CFA développe également la préservation de l’environnement, l’entretien du matériel sous pression et les moyens de retour d’expériences et d’analyse des incidents. En revanche, nous n’organisons pas de compétitions de plongée, car cette pratique nécessite de limiter ses efforts pour éviter les risques. Si l’entrainement sans matériel d’assistance ventilatoire permet l’existence de compétitions d’apnée, elles sont, à ce jour, mises en place en dehors de notre fédération.
Quelles sont les principales difficultés rencontrées par les activités subaquatiques FSGT ?
Virginie Billy : Un sondage à ce sujet a été réalisé à ce sujet en 2023. Il a mis en évidence des difficultés au niveau du partage (des moyens techniques et des pratiques) entre les clubs, de la transmission d’informations depuis la CFA et des échanges avec les comités/ligues afin de développer les pratiques et l’animation de leurs groupes de plongeurs. Vanessa Lefevre, responsable de la commission environnement subaquatique, constate aussi qu’il est difficile de promouvoir des animations locales en lien avec la préservation et la connaissance de l’environnement et de mettre en place de nouvelles initiatives sur tout le territoire pour réduire l’empreinte carbone liée aux transports. Nous souhaitons donc déployer tous les moyens et les outils possibles pour partager toutes les activités et les initiatives de nos clubs. Le but est de mieux les faire connaitre.
La formation est la mission principale de la CFA. Comment se déroule-t-elle ?
Virginie Billy : Concernant la formation, la commission porte, au travers de ses clubs, les valeurs suivantes : l’accueil de tous - y compris les plongeurs formés à l’étranger, en reconnaissant leurs cursus - et l’autonomie selon le rythme de chacun, plutôt que de retenir les pratiquants dans un mode de plongée encadré. La CFA met également en place l’évaluation continue, permettant d’acquérir un brevet d’une façon souple et adaptée aux différents rythmes d’apprentissage, la valorisation de l’expérience lors des plongées, uniquement en milieu naturel, pour tous les brevets et la mise en situation réelle pour l’encadrement de plongeurs. Les formations d’encadrants, qui impliquent la réalisation de stages fédéraux pédagogiques spécifiques, s’effectuent par exemple en dehors de toutes situations artificiellement créées par un jury.
Comment fonctionne un club au quotidien lorsqu’il n’est pas à proximité de l’océan ?
Virginie Billy : Les clubs loin des mers sont appelés « clubs de l’intérieur ». Chaque semaine, ils proposent plusieurs séances en piscine et en fosse de 20m pour faire des entrainements par groupe de niveau et avec des thèmes différents (exercices, jeux, cours en salle, etc.). Il s’agit aussi de créer du lien au travers d'une passion commune. Par exemple en impliquant des volontaires dans la tenue de différents postes d’animation : gestion des inscriptions, organisation des sorties en mer, entretien du matériel, communication, mise en place d’évènements festifs...
Les activités subaquatiques sont directement confrontées à la pollution et aux effets du dérèglement climatique. Quelles sont les actions menées par la FSGT à ce sujet ?
Vanessa Lefevre, responsable de la commission environnement subaquatique : La FSGT dispose d’une charte écoresponsable, et des connaissances sur le respect de l’environnement sont intégrées aux formations des plongeurs et des encadrants. Pour les structures qui pratiquent l’activité en milieu naturel, la plus grande vigilance est demandée sur le recyclage des déchets et, pour celles possédant des bateaux, sur les produits utilisés lors de leur entretien et l’évacuation des eaux usées. L’utilisation de matériels et d’ustensiles réutilisables est à toujours privilégier. De plus en plus de clubs associent la pratique de la plongée à des projets de connaissance, de surveillance et de préservation de la biodiversité. Soit lors de leur pratique interne, soit autour de projets collectifs avec d’autres acteurs (associations, collectivités locales, etc.). Ainsi, des adhérents FSGT se trouvent impliqués dans des suivis d’espèces, des restaurations d’habitats, des études de laisse de mer ou encore du ramassage de déchets...
Quelles actions sont mises en place au sein de la FSGT pour rendre la plongée plus inclusive ?
Pierre Bouyges, responsable de la commission handisub : Nous formons chaque année des dizaines d’animateurs afin de doter les clubs de formations adaptées aux personnes en situation de handicap. On profite aussi des initiatives nationales, comme le Téléthon, pour organiser des baptêmes de plongée pour tous. Enfin, il y a également de la pratique partagée, lors de laquelle des personnes en situation de handicap évoluent avec des personnes valides.
Les activités subaquatiques FSGT s’organisent aujourd’hui essentiellement au niveau local, et il n’y a pas de rassemblement fédéral. Est-ce un frein pour leur développement ?
Virginie Billy : Hormis les stages de formation de moniteur fédéral et de formateur, la CFA ne propose effectivement pas de rassemblement national, principalement dû au fait qu’il n’y a pas de compétitions dans nos pratiques. Dans ce contexte, les assemblées nationales des activités FSGT prennent tout leur sens pour rassembler les clubs, et la CFA en prépare d’ailleurs une pour 2027.
Le prochain salon de la plongée sera organisé à Paris en janvier 2026, et, comme chaque année, la CFA y prendra part. Pouvez-vous nous dire pourquoi vous participez à cet événement ?
Virginie Billy : Le salon de la plongée est ouvert avant tout aux plongeurs : il est très orienté loisirs et vacances et, dans une moindre mesure, présente les stands de diverses pratiques et cursus de formations de plongée. Néanmoins, les organismes professionnels et fédérations subaquatiques, comme la FSGT, sont toujours sur place. Avoir un stand lors du salon, c’est l’occasion d'échanger avec le public, souvent sur des sujets d’équivalences et de passerelles entre les brevets des différents organismes. Nous recevons également la visite de nombreux plongeurs de clubs FSGT et leurs représentants. Ce contact direct fait vraiment plaisir et rebooste pour avoir envie de faire mieux !







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