National de cyclo-cross : merci les bénévoles !
- Antoine Aubry

- il y a 5 jours
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Dernière mise à jour : il y a 4 jours
Une centaine d’entre eux/elles ont travaillé sur cette édition record…

Organisé le même week-end que l’Assemblée fédérale des activités, les 17 et 18 janvier derniers, le championnat de France FSGT de cyclo-cross 2026, a lui, aussi connu un succès éclatant ! En effet, le Cnav (collectif national des activités vélo) de la fédération a recensé pas moins de 680 participant·es pour cette édition, un chiffre jamais atteint…
« C’était un magnifique fédéral », assure Thomas Fontenelle, un des coordinateur·rices salarié·es du Pacsi (pôle des activités et culture sportive internationales). « Les parcours mis en place dans le parc du Tremblay, à Champigny-sur-Marne [Val-de-Marne], étaient de très haut niveau, il n’y a eu aucun accroc, et l’ambiance était géniale. Bref, ce fut une belle fête populaire. »
Mais pas de fête populaire sans bénévoles… Une centaine d’entre eux/elles s’étaient d’ailleurs mobilisé·es pour l’organisation de ce National de cyclo-cross, et chacun·e avait une ou plusieurs missions à accomplir.
Du Cnav à l’USI cyclisme
La bonne tenue d’un championnat de France FSGT de cyclo-cross repose principalement sur les bénévoles de deux piliers : le collectif national des activités vélo et le club hôte de l’épreuve. « Concernant cette édition 2026, tout a commencé par une candidature de l’USI [Union sportive d’Ivry] cyclisme soutenue par le comité du Val-de-Marne et sa commission vélo », explique Xavier Raynaud, un des responsables du Cnav. « Une fois que la candidature a été acceptée par le Pacsi, plusieurs membres du collectif national sont entrés en action. »
« Nous nous sommes rendus dans le parc du Tremblay à différentes reprises dans l’année qui a précédé le championnat pour vérifier la qualité des parcours imaginés et nous assurer que les infrastructures en place correspondaient à ce que nous demandons dans notre cahier des charges », confirme Francis Pélissier, un autre responsable du Cnav.
Sur le terrain, les bénévoles du collectif national des activités vélo étaient bien entendu systématiquement accompagnés par ceux du comité d’organisation. « Composé de différents responsables de l’USI cyclisme le comité d’organisation était chargé de nombreuses tâches, et tout s’est accéléré 15 jours avant le début de l’épreuve », confie Philippe Delval, un de ses membres et ancien président de l’Union. « À partir de ce moment, il a fallu être non-stop sur le pont pour que tout soit prêt à temps. Nous avons été aidés par de nombreux autres bénévoles de l’USI cyclisme et des responsables du Cnav, mais également par les fantastiques équipes du parc du Tremblay et du comité du Val-de-Marne. »
Être présent·e pendant les semaines qui précèdent un championnat permet aussi de prévenir des soucis de dernière minute et de corriger certaines choses. « Pour ce championnat, nous avons par exemple eu des parents de jeunes coureurs qui trouvaient que les parcours de ces derniers n’étaient pas assez techniques », précise Francis Pélissier. « Comme on était sur place, on a pu les modifier rapidement, mais il faut reconnaître que tout ce travail est un investissement conséquent pour les bénévoles. »
Sur le terrain…
Si les bénévoles donnent de leur temps les semaines et les mois qui précèdent un championnat de France FSGT de cyclo-cross, ils/elles le font également pendant les deux jours de l’épreuve. Pour rappel, il y avait une centaine de bénévoles lors de l’édition 2026, dont un beau contingent de signaleurs et signaleuses…
« Un signaleur est, en quelque sorte, le garant de la sécurité des coureurs », explique Corentin, membre du bureau de l’USI cyclisme et responsable des signaleur·ses pendant le national. « Comme un circuit de cyclo-cross n’est pas totalement fermé, le public peut le traverser à certains endroits. Et le rôle des signaleurs, qui sont placés devant chacun de ces endroits, est de gérer ce flux de piétons, de le bloquer quand des coureurs arrivent, et ainsi éviter des accidents. »
« Sur l’ensemble de la compétition, nous avons pu compter sur près d’une trentaine de signaleurs », poursuit Corentin. « Afin de permettre à chacun d’entre eux de pouvoir également profiter de l’événement, on organise des roulements. Ces derniers sont particulièrement appréciés quand la météo est mauvaise, mais il a fait beau pendant le week-end, et les copains et copines ont donc moins râlé que d’habitude pour se faire relayer. »
Mais il n’y a pas que des signaleur·ses lors d’un Championnat de France FSGT ! Les commissaires occupent également un rôle essentiel, et notamment celles et ceux chargé·es de chronométrer les coureurs. « Lors des courses, chaque participant est muni d’une puce qui permet à un ordinateur d’établir le classement, mais nous ne sommes jamais à l’abri d’un problème technique », précise une commissaire venue d’un club francilien et formée pour cette tâche. « Du coup, nous notons les ordres de passages des coureurs à chaque tour. C’est fastidieux, mais nécessaire. »
… et à côté !
Lors du dernier championnat de France FSGT de cyclo-cross, les bénévoles ne sont pas toujours resté·es autour du circuit. Kamila, licenciée d’un club francilien, et Noémie, la fille d’un membre de l’USI cyclisme, étaient par exemple dans une salle pour remettre les dossards…
« Chaque coureur possède un dossard qui permet de l’identifier pendant la course », détaille Kamila. « Mais avant de le récupérer, il doit prouver qu’il est bien licencié à la FSGT, et c’est ce que nous étions chargées de vérifier. » « Il s’agit d’un travail essentiel pour l’intégrité d’une épreuve, il ne faudrait pas qu’un coureur prenne la place de quelqu’un d’autre », enchaîne Noémie.
Kamila a la particularité d’être une ancienne membre de l’USI cyclisme, ce qui ne l’a pas empêchée de venir donner un coup de main pendant le week-end, bien au contraire. « C’était l’opportunité de retrouver les copains avec qui j’ai démarré le vélo et de leur donner un coup de main », affirme-t-elle. « Car nous n’avons pas de course sans bénévoles. Le bénévolat, c’est le poumon du vélo FSGT et de la fédération tout court. Enfin, rappelons que c’est ce système qui permet de proposer des compétitions de cette ampleur à des tarifs accessibles au plus grand nombre. »
Remettre des dossards est important, mais tenir une buvette l’est également ! Pendant le championnat, ils étaient une vingtaine de bénévoles à se succéder derrière le comptoir, et parmi eux/elles se trouvait Céline. « Compte tenu de l’affluence, nous étions obligés de passer par des professionnels pour organiser les repas, mais nous avons proposé des boissons, des snacks et des crêpes réalisées par nos soins », explique-t-elle. « Les gens aiment bien les buvettes tenues par des bénévoles, on rigole bien ensemble, et c’est notamment pour ces moments qu’on s’engage. »
Enfin, saluons des bénévoles souvent oubliés : les parents qui accompagnent leurs enfants sur les courses toute l’année. À Champigny-sur-Marne, il y avait par exemple Yannick, venu de Savoie avec son fils Valentin, engagé dans la catégorie « juniors ». « Je l’accompagne dès que je peux », indique le papa. « C'est un investissement, mais cela vaut le coup. »
Est-ce que le fiston a conscience des sacrifices fait par son père pour qu’il puisse concourir ? « Bien sûr, cela me met même une petite pression, je me dis qu’il ne faut pas que je le déçoive », répond-t-il. « Mais je suis surtout reconnaissant envers lui et envers tous les bénévoles qui ont mis en place ce championnat particulièrement impressionnant. »
« Les messages sur l’organisation sont dithyrambiques », conclut Philippe Delval. « Cette réussite, on la doit aux équipes du parc, au comité du Val-de-Marne, à nos sponsors et bien sûr à la centaine de bénévoles, dont une immense majorité de membres de l’USI cyclisme, qui étaient mobilisée. Ce fut une aventure humaine exceptionnelle... »







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