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À la FSGT, bénévoles & salarié·es travaillent main dans la main 

Peu importe leur statut, pourvu qu’ils et elles aient à cœur de faire vivre la fédération. Mais cette vision doit être éprouvée, partagée et valorisée... 

La dernière AFA FSGT a été coconstruite par des bénévoles et des salarié·es... © Nicolas Gérard 
La dernière AFA FSGT a été coconstruite par des bénévoles et des salarié·es... © Nicolas Gérard 

Dans le milieu associatif, et notamment dans les fédérations sportives, on distingue très souvent les bénévoles et les salarié·es de la structure. Les premier·ères sont les élu·es, ceux ou celles qui ont le pouvoir de décision, qui statuent sur la direction à prendre. Les second·es sont les exécutant·es, ceux/celles qui mènent les projets ou assurent la gestion au quotidien, mais qui ne peuvent pas intervenir sur les orientations de l’association. On peut même entendre parfois que « les salarié·es de l’association sont au service des bénévoles ».  


À l’inverse, lorsque ces dernier·ères sont moins disponibles ou expérimenté·es, une autre dérive peut également survenir, notamment dans des plus petites structures. Les salarié·es, présent·es au quotidien, ont une meilleure connaissance et une plus grande maîtrise des dossiers que des bénévoles qui finissent par s’en remettre à eux/elles. Les salarié·es omniscient·es deviennent omnipotent·es, tandis que les bénévoles se retrouvent relégué·es au rôle symbolique de simple prête-nom.  

 

La FSGT mise sur la collégialité  

 

La fédération a fait le choix de ne pas distinguer les personnes en fonction de leur statut et de défendre des relations fondées sur l'égalité. Cette conception d’appréhender les rapports entre les acteur·rices de l’association, qu’ils/elles soient engagé·es à titre bénévole ou salarié·e, s’inscrit pleinement dans les valeurs défendues par la FSGT. Elle est en cohérence avec notre projet, qui défend une pratique sportive associative, émancipatrice et accessible au plus grand nombre.   


Une pratique associative rassemble les gens sans distinction et vise la participation de toutes et tous au projet de la structure. Une pratique émancipatrice doit permettre à chacun·e de trouver sa place, de s’épanouir et de progresser au sein de la structure. Ces principes doivent s’appliquer à tous les niveaux de la fédération. Il est donc essentiel que chaque militant·e puisse s’impliquer et s’exprimer à égalité, sans être entravé·e par son statut.  


La FSGT privilégie la collégialité et le partage entre ceux et celles qui la font vivre. Nous parlons alors de coconstruction ou encore de codécision. Pour reprendre l’expression citée précédemment, les salarié·es ne sont donc pas au service des bénévoles. Tout comme ces dernier·ères, ils/elles sont au service du projet associatif.  


Cette possibilité de s’impliquer pour les salarié·es est d’ailleurs un facteur d’engagement au sein de la structure. Il est en effet bien plus épanouissant pour chacun·e de sentir que son avis est pris en compte, plutôt que d’être cantonné·e à un simple rôle d’exécutant·e. On ne compte plus le salarié·es des comités départementaux ou du siège fédéral qui sont arrivé·es par le biais d’un recrutement classique et qui ont fini par rejoindre ou créer un club FSGT par la suite.  

 

Comment faire vivre une telle vision ?  

 

Il est inscrit dans l’article 4 du règlement intérieur de la FSGT que, pour la coordination des pôles et domaines, « la mixité entre les coordinateur·trices salarié·es et bénévoles est la règle ». Les salarié·es garantissent la continuité du travail et la permanence quotidienne, tandis que la responsabilité est exercée de manière égalitaire. Il n’y a pas de rapport de supériorité au sein des pôles/domaines. Au sein de la coordination, les salarié·es ne sollicitent pas l’accord des bénévoles, mais leur avis, dans une logique de construction collective et de décision partagée.   


Cependant, un tel fonctionnement ne se décrète pas. Il est indispensable de le faire vivre, en créant les conditions pour associer et responsabiliser les salarié·es, qui ne sont pas forcément habitué·es ou formé·es à une telle organisation du travail, tout en veillant à associer pleinement les bénévoles, afin qu’ils/elles ne soient pas relégué·es au second plan...  


Afin de garantir cette présence et cette responsabilisation des bénévoles qui sont au cœur de l’activité et du projet de la fédération, la suite de l’article 4 précise que le nombre de coordinateur·trices salarié·es doit être « égal ou inférieur à celui des coordinateur·trices bénévoles ».  


En pratique, la dernière AFA (Assemblée fédérale des activités), organisée les 16, 17 et 18 janvier 2026 à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), constitue un exemple de réussite avec une forte implication de tou·tes les membres de la coordination du pôle des activités et culture sportives internationales, bénévoles comme salarié·es, qui s’est traduite par une préparation collective en amont et des prises de paroles partagées le jour de l’événement. Le Rassemblement des responsables formation du brevet fédéral d’activité, organisé simultanément par le domaine de la politique de formation, a adopté la même démarche, ce qui a également fortement contribué à la réussite de l’évènement.  

 

Une conception qu’il faut défendre  

 

Un tel mode de fonctionnement n’est pas habituel. Il suscite inévitablement des interrogations, voire des remises en question, y compris au sein même de la fédération. En effet, le retour à un modèle plus traditionnel et moins complexe à faire vivre peut rassurer.  


Au-delà de l'inscription de ce fonctionnement dans le règlement intérieur du siège fédéral et dans les statuts de la FSGT, ce qui constitue un garde-fou important, il est nécessaire de se référer en permanence aux fondements de cette organisation. Celle-ci s’appuie sur les valeurs fondamentales qui promeut une pratique associative et émancipatrice et favorise l’engagement de toutes et tous.   


Les militant·es FSGT, qu’ils ou elles soient salarié·es ou bénévoles, restent des militant·es de la fédération. Il est donc essentiel qu’ils/elles puissent œuvrer ensemble pour le développement et la promotion de la FSGT, d’égal·e à égal·e, main dans la main.   


 

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