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De la Palestine à Mayotte... 

Inas Siam, animatrice palestinienne, s’est déplacée sur l’île de l’océan Indien pour encadrer un stage de formation FSGT.  

Texte : Domaine de la politique de coopération & solidarité internationale
Texte : Domaine de la politique de coopération & solidarité internationale

 

Du 11 au 15 novembre 2025, un stage de formation FSGT s’est déroulé à Mayotte. Porté par l’association May’Omnisport, soutenu par le CNOSF et organisé au collège Kaweni 1, situé en Grande-Terre, il a permis à 18 animateur·rices, à parité presque parfaite, de vivre une expérience atypique.  


Volleyball, ultimate, handball, athlétisme… Comme toujours dans les formations FSGT, derrière l’ensemble des pratiques sportives proposées, c’est avant tout une démarche pédagogique qui se construit. Il s'agit d’abord d’apprendre à monter une séance à partir d’un manuel de jeux, à s’appuyer sur les principes d’animation de la fédération et à adapter les situations aux publics et aux réalités du terrain.  


Grâce à cette démarche, les stagiaires prenant part à la formation ont gagné en confiance au fur et à mesure, et, le dernier jour, un grand festival sportif réunissant des centaines d’enfants a pu être organisé.   


Pour May’Omnisport, il s’agissait d’une grande première, et une initiative de ce type a constitué un jalon fort pour l’ancrage local de la FSGT à Mayotte.   


En outre, une particularité rendait exceptionnelle cette session, un enjeu qui dépassait largement les frontières de l’île : la présence d’Inas Siam, une formatrice palestinienne venue du centre communautaire Al Bustan - situé dans le quartier de Silwan, à Jérusalem-Est, qui a été détruit par les autorités israéliennes en novembre 2024 – et formée à l’animation pendant plusieurs années dans le cadre du projet Palestine de la FSGT.  


Ce projet ne se résume pas seulement à former des animateur·rices. Il a également pour objectif de permettre à certain·es d’entre eux et elles de devenir des formateurs·rices pour qu’ils/elles puissent à leur tour transmettre. Et en septembre 2025, grâce à la mise en place d'une formation de formateur·rices à laquelle Inas Siam avait pris part, cette étape décisive a été franchie.   

 

À Mayotte, Inas est intervenue en tant que formatrice aux côtés de Paola Eydan, une professeure d’EPS.  

 

Ce binôme franco-palestinien était chargé de sens, et, pour Inas, enseigner la pédagogie FSGT à l’autre bout du monde s'est avéré être bien davantage qu’une escale professionnelle : c'était une reconnaissance, une fierté et une visibilité internationale pour la Palestine. « J’espère qu’il y aura un échange culturel et sportif permanent entre les Palestiniens et les Français », explique-t-elle.

« Bien que ce ne soit pas la première fois que nous travaillons ensemble, je trouve ces quelques jours très réussis et je rêve de répéter ces moments à part, dans d’autres régions, afin d’ouvrir de nouveaux horizons afin d’atteindre l’objectif de la fédération. »  

Ses mots expriment l’ambition de la politique internationale de la FSGT : faire du sport un lien entre les peuples, un levier d’émancipation, un langage commun. Former à Mayotte, territoire traversé par de fortes difficultés sociales, donne à cette rencontre une résonance toute particulière. Si les réalités diffèrent d’un bout à l’autre du globe, les enjeux se répondent : accès au sport, confiance en soi, construction du collectif et pouvoir d’agir.  


Ce stage représentait l’aboutissement concret d’années de coopération internationale patiente, exigeante, fondée sur l’engagement des militant·es, la formation et la transmission. Il est aussi une reconnaissance forte pour les animateur·rices palestinien·nes, désormais en capacité de former à l’international, et une manière de continuer à faire exister la Palestine dans les espaces de coopération et par le sport populaire. 

 

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