Des rencontres en région destinées à évoluer
- La rédaction
- 23 déc.
- 4 min de lecture
Essentiels pour préparer l’AG de la FSGT, dont la prochaine aura lieu en mars, ces temps doivent néanmoins être repensés.

Les rencontres en région sont des séquences de travail, toujours organisées entre les mois de janvier et de mars, durant lesquelles des équipes - composées des coordonnateur·rices salarié·es, des bénévoles et des chargé·es de développement des pôles et des domaines FSGT, ainsi que des membres de la DFC (direction fédérale collégiale) - vont à la rencontre des comités départementaux et des ligues régionales.
L’objectif de ces temps est de préparer l’AG le plus collectivement possible. Il s’agit notamment d’aborder les thématiques prévues afin d’en vérifier la pertinence et de préparer les séquences délibératives, telle que l’évolution du montant de la cotisation, pour dégager une position qui sera proposée.
Chaque année, plus d’une vingtaine de salarié·es du siège fédéral et près de 25 bénévoles sont mobilisé·es pour des rencontres en région auxquelles participent une centaine de salarié·es et de bénévoles des comités et des ligues.
Initialement, ces temps s’intitulaient « 48h en région ». Il s’agissait alors de passer deux jours dans une région, et les temps d’échanges étaient conséquents. Ces derniers pouvaient également se dérouler sur plusieurs lieux, un jour dans un comité, le lendemain dans un autre.
À leur lancement, la France métropolitaine comptait 22 régions. Les territoires étaient moins vastes et facilitaient la présence d’un maximum de comités sur ces réunions.
Depuis, force est de constater que, pour des raisons budgétaires ou des calendriers de plus en plus chargés, les 48h en région se sont réduites parfois à des séquences tenant sur une demi-journée.
Mais avec des rencontres plus courtes, il est devenu plus compliqué d’aborder toutes les questions à l’ordre du jour.
La plupart d’entre elles sont donc survolées, et la préparation collective de l’AG peut alors être ressentie comme une consultation expéditive...
De plus, le nouveau découpage des régions en 2016, avec l’apparition de collectivités beaucoup plus grandes, a fortement contribué à une baisse de la participation. Concrètement, s’il était aisé de rassembler les comités d’Alsace sur une ou deux journées, il est beaucoup plus complexe aujourd’hui de faire venir le comité de l’Aube pour une réunion de trois heures à Strasbourg…
Enfin, si l’avènement de la visio-conférence a facilité la participation en distanciel, elle a également fait diminuer la participation en présentiel, pourtant essentielle sur des temps comme ceux-là.
Face à ces difficultés, les comités et ligues, mais également les salarié·es et bénévoles au niveau national, ont donc logiquement fait remonter leur frustration et le besoin de faire évoluer ces rencontres.
Pour les repenser, une première séquence de travail a eu lieu le 4 décembre 2025, lors d’une réunion de la DFC destinée à préparer l’AG. Traditionnellement réservée aux coordonnateur·rices salarié·es et bénévoles des pôles et domaines, ainsi qu’aux chargé·es de développement du siège fédéral, cette réunion préparatoire était, pour la première fois, ouverte aux comités, ligues et membres de commissions fédérales d’activité et organisée avec un mois d’avance sur le calendrier habituel.
La séquence a permis aux 40 participant·es d’échanger lors de travaux de groupes sur les enjeux et les thématiques de la prochaine assemblée générale, mais surtout d’avancer des pistes sur l’évolution des rencontres en région.
Sans revenir au format des 48h, il apparaît essentiel de consacrer plus de temps aux rencontres. Cela ne signifie pas forcément de faire des réunions plus longues, mais d'en faire davantage, avec, par exemple, un processus de travail commençant par des premiers échanges dans des cercles plus réduits au plus près des territoires (avec un ou deux comités), puis une réunion avec l’ensemble de la ligue ou du comité régional. Un format de ce type permet de se laisser le temps d’aborder l’ensemble des sujets relatifs à l’AG, mais aussi d’échanger avec les structures sur les difficultés qu’elles rencontrent et qu’elles ont besoin de partager dans un espace adapté.
Les territoires diffèrent, et il est également important que les rencontres tiennent compte de ces disparités. Il est en effet logique, notamment pour des raisons de représentativité, de prendre plus de temps avec les régions qui comptent le plus de licencié·es et de clubs. Le nombre de rencontres et de personnes au sein de l’équipe fédérale doivent ainsi être adaptés en conséquence.
Depuis la réforme territoriale de 2016, certaines régions sont trop grandes. Il apparaît donc essentiel de revoir les zones géographiques pour les rencontres afin de faciliter la participation en présentiel du plus grand nombre.
Pour favoriser la participation de toutes et tous à la préparation de l’AG, il serait aussi intéressant d’associer les associations FSGT à ces séquences de travail, qui pourraient être organisées sous forme de forums de clubs, comme c’est déjà le cas dans certains comités.
Enfin, les rencontres en région ne peuvent pas se résumer à une ou deux séquences de travail chaque année. Il est indispensable de recréer un lien important avec les territoires. Les membres des équipes en région pourraient donc avoir la charge du suivi d’un ou plusieurs comités pour l’ensemble de la saison et organiser des réunions plus régulières.
Le travail est à poursuivre. Certaines pistes ne pourront pas forcément être mises en route cette saison, en raison du peu de temps dont nous disposons avant l’AG 2026.
Cependant, un certain nombre d’évolutions proposées peut voir le jour dès maintenant et permettre de se rapprocher de l’objectif initial des rencontres en région et qui sera l’un des enjeux de l’AG : recréer du lien et du commun pour faire fédération.



