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Le sport populaire continuera de se jouer sur les terrains de l’inclusion.

il y a 4 jours
3 min de lecture

Dans l’article 1 des statuts de la FSGT, le sport est un droit ouvert à toutes et tous, sans discrimination. Forte de son réseau omnisports de plus de 4 000 clubs en France hexagonale et outre-mer, la fédération porte une responsabilité collective : celle de faire de l’inclusion une réalité dans nos pratiques sportives et dans nos gouvernances. Cette démarche passe par une remise en question continuelle de nos façons de faire, de nos représentations et de l’accessibilité de nos activités pour les publics qui en sont encore éloignés. Et la non-discrimination des personnes transgenres ne peut faire exception. Faire vivre un sport populaire, c’est donc défendre un sport qui accueille toutes et tous, dans leur diversité. Car on ne peut pas construire une société pour toutes et tous si elle est fondée sur la discrimination de certain·es. Le sport populaire continuera de se jouer sur les terrains de l’inclusion.

Le sport populaire continuera de se jouer sur les terrains de l’inclusion.
Illustration : © Leo Kekemenis

Définitions 


Bi-catégorisation : Organisation du sport autour de deux catégories de sexe, généralement « femmes » et « hommes », considérées comme distinctes et exclusives. Cette organisation structure notamment les compétitions, les règlements et les pratiques sportives et peut avoir des conséquences particulières pour les femmes, les personnes intersexes, transgenres et non binaires. (Source : CNRS, travaux d’Anaïs Bohuon) 


Bio (terme « homme/femme bio ») : Les corps des personnes transgenres étant aussi biologiques que les autres nous évitons en général ce terme. (Source : association  OUTrans) 


Cisgenre : Le préfixe cis– est l’antonyme de trans-. Cis- signifie qui conserve son état, trans-, qui va au-delà, qui change d’état. Une personne cis est une personne non-trans, c’est à dire une personne qui vit dans le genre qui lui a été assigné à la naissance. (Source : association  OUTrans)


Continuum de violence : Notion féministe désignant l’ensemble des violences et comportements sexistes qui s’inscrivent dans un continuum, allant de formes de violences banalisées ou quotidiennes — comme le harcèlement ou les propos sexistes — jusqu’aux violences sexuelles et physiques les plus graves. Ces violences ne constituent pas des phénomènes isolés : elles s’inscrivent dans des rapports sociaux de domination et peuvent se cumuler ou se renforcer. (Source : Collectif féministe contre le viol (CFCV) / AVFT)


Deadname : Prénom de naissance d’une personne transgenre qui a pu être changé en usage ou légalement. Le demander ou le rappeler constitue une attitude transphobe, car peut être perçue comme invalidante de la transidentité de la personne. (Source : association  OUTrans)


Intersexe : Les personnes intersexes naissent avec des caractères sexuels primaires et/ou secondaires, internes et/ou externes, qui ne correspondent pas aux définitions binaires types des corps dits masculins ou féminins. Le terme « intersexe » s’emploie pour décrire une large gamme de variations naturelles du corps (plus de 40 ont été recensées), qui se révèlent à tout moment de la vie. On n’utilise pas le terme « hermaphrodite » car il désigne chez les animaux ceux qui possèdent en même temps un système reproducteur mâle et femelle fonctionnels, ce qui n’existe pas chez les êtres humains. (Source : association  OUTrans)


Mégenrage ou mégenrer : Fait d’utiliser un autre genre ou d’autres pronoms (il, elle, iel, ul, xe…) que ceux souhaités par la personne, et/ou d’utiliser le prénom de naissance au lieu du prénom d’usage. (Source : association  OUTrans)


Transgenre : Personne qui vit ou qui souhaite vivre dans un genre différent de celui qui lui a été assigné à la naissance. Cela englobe toute personne s’incluant dans un genre opposé à son assignation, mais aussi dans la diversité des variances de genre. Pour de multiples raisons, certaines personnes transgenres ne font pas de transition, cela ne retire pas leur transidentité. On préfèrera parler des personnes transgenres plutôt que de transsexuel·e·s/transgenres/transidentitaires, ce qui permet d’être le plus inclusif possible. 

(Source : association  OUTrans)


Transidentités : Ce terme permet de mettre l’accent sur l’identité sociale plutôt que sur la sexualité. Il est plus adéquat que les termes de transsexualisme ou de transsexualité, empruntés à la classification des maladies mentales des manuels de psychiatrie. On l’utilise au pluriel pour souligner la « constellation » d’identités transgenres hors des schémas sexistes qui nous classent dans seulement deux catégories de genre stéréotypées et la diversité des parcours (social ou non, légal ou non, avec ou sans hormones, avec ou sans chirurgie…). (Source : association  OUTrans)


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