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Riche AG 2026 ! 

La dernière AG de la FSGT s’est déroulée en mars dernier. Pendant deux jours, tou·tes les participant·es ont travaillé de nombreux sujets et pris des décisions importantes.

© Nicolas Gérard  
© Nicolas Gérard  

Particulièrement important pour l’avenir du sport populaire en France, le second tour des élections municipales 2026 s’est tenu le dimanche 22 mars. Le même jour, un autre événement, lui aussi essentiel dans le développement des activités physiques pour toutes et tous, se terminait : l’assemblée générale de la FSGT ! Débutée le vendredi 20 mars, cette AG s’est déroulée à Paris, et près de 150 personnes y ont pris part. 


Avant de revenir sur le contenu de l’assemblée générale, parlons de la manière dont elle a été construite… Car une AG n’est pas un événement isolé, elle est toujours l’aboutissement d’un processus de préparation conséquent. Pour cette édition 2026, pas moins de 19 rencontres en région ont ainsi été organisées, en présentiel ou en distanciel, en amont. En parallèle, la DFC (direction fédérale collégiale) a mis en place trois réunions ouvertes, pour la toute première fois, aux responsables des organes territoriaux et CFA (commissions fédérales d’activités) et aux salarié·es et bénévoles du siège fédéral. 


Ayant réuni 350 militant·es, « ces temps d’échanges ont permis de croiser les expériences, de partager des interrogations et des préoccupations, d'exprimer des points de vue, divergents ou convergents, et cela nous a permis de faire émerger des pistes de travail et des propositions », assurait Céline Machado, la coprésidente de la FSGT, en ouverture de l’AG. « Nous sommes convaincus que ce cheminement collectif a contribué à renforcer notre capacité individuelle et collective à analyser l'ensemble des questions et défis qui se posent aujourd'hui à la fédération. »

 

Focus sur plusieurs projets

 

Une fois l’ouverture de l’assemblée passée, une première séquence a permis de rappeler l’origine du PAT (plan d’action triennal) et de présenter le bilan d’activité de la FSGT. Les principaux résultats, avancées et perspectives ont été exposé·es, suivis d’échanges avec les participant·es, et un focus a été réalisé sur plusieurs projets structurants portés par les pôles, domaines et espaces, en lien direct avec les orientations du PAT.


Des membres du DPFO (domaine de la politique de formation), Simon Chavier et Christian Novalès, ont par exemple indiqué combien de BFA (brevets fédéraux d’animation) avaient été délivrés depuis l’AG 2025 (362, à travers 72 sessions réalisées dans douze régions par quatorze CFA) et sont revenus sur le premier Rassemblement des responsables formation de BFA. « Son objectif était simple : mettre nos expériences en commun pour améliorer la formation de celles et ceux qui font vivre le sport au quotidien », précisaient-ils. 


Concernant le projet « innovation dans nos activités », Clémence Beaufrère, chargée de développement au sein du PACSI (pôle des activités et culture sportive internationales) et du DPFO, a listé tout ce que le nouvel EFT (espace fédéral thématique) jeunesses avait fait cette année : « Nous avons notamment réalisé un état des lieux des pratiques des 13-30 ans, produit des outils destinés aux clubs, aux CFA et aux organes territoriaux, participé au projet européen Erasmus+ "Youth drop in sport" ou encore été conviés à siéger au sein de comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d’éducation populaire… »


Enfin, les objectifs du projet « égalité femmes-hommes » ont également été évoqués. À la FSGT, « il faut que l’accès aux activités sportives soit le même pour toutes et tous, que l’encadrement des pratiques soit accessible et égalitaire, que les gouvernances garantissent une égalité pour les femmes et que la fédération place le sujet de l’égalité femmes-hommes comme central », rappelait Lily Rogier, en charge du suivi de l’EFT dédié à cette thématique. 

 

Politique financière & assurances

 

La séquence suivante était organisée par le DPFI (domaine de la politique financière). Avant de faire approuver le compte de résultat 2024/2025 par les participant·es à l’AG, le DPFI est revenu sur la situation financière de la FSGT, celle-ci ayant été en déficit la saison dernière. 


Si la journée du vendredi s’est terminée par des travaux de groupes sur les priorités du PAT et la diffusion du documentaire Les Yeux dans les vieux, celle du samedi a débuté par un point sur les assurances présenté par le pôle vie associative fédérée. À l’heure actuelle, 17% des sportif·ves FSGT ne s’acquittent pas de la cotisation relative à la responsabilité civile, engendrant ainsi un surcoût de 35 000 euros supporté par le budget national. Pour y remédier, les participant·es à l’AG ont adopté le principe que tou·tes les licencié·es devraient s'acquitter de cette assurance obligatoire à compter de la saison 2027/2028.  

 

Augmentation du tarif de la licence

 

Face à sa situation financière, « la FSGT a réagi », a affirmé Violaine Litzler, la trésorière de la fédération. « Nous avons essayé de ramener le déficit proche de zéro, au prix de réductions drastiques dans les budgets des pôles, domaines, espaces et services et de postes gelés. » 


Comme cela n’était pas suffisant pour retrouver un budget prévisionnel 2026/2027 quasiment à l’équilibre, une double proposition a émergé lors des rencontres en région organisées en amont de l’AG : l’augmentation de 5% de la cotisation de la licence et une modification de la répartition en faveur du budget national. Cette proposition a été adoptée à une large majorité, mais elle a évidemment fait débat… « Le coût de la licence risque d’entraîner une défédéralisation, particulièrement dans les activités non compétitives », a ainsi alerté Emmanuel Lénoard, du comité du Val-de-Marne. « Si nous voulons que cette décision soit comprise, acceptée et efficace, il faut plus de clarté, plus de développement et plus de collectif », a tenu à préciser Jean-Christophe Martinez du comité des Bouches-du-Rhône.

 

Merci Antonio ! 

 

Après une table ronde - ayant comme thème « La place des fédérations affinitaires dans le sport de demain », et à laquelle Ludovic Treizieres, directeur technique national de l’Ufolep, et Julien Mary, directeur des services de la Fédération sportive et culturelle de France, étaient invités - de nouveaux travaux de groupes étaient programmés. « Aujourd’hui, la situation de la FSGT appelle à la solidarité, et cela nous amène à une question centrale : comment faisons-nous fédération ? », a indiqué Céline Machado. « Pour nourrir cette réflexion, nous vous proposons de regarder cette question à travers deux prismes », enchaînait Bérénice Cartier-Caderon, membre de la DFC. « Le premier est politique. Quant au second, il concerne le "faire ensemble". » 


Avant l’ouverture de la séquence, Jeannick Tarrillion, du comité d’Indre-et-Loire, a présenté quelques exemples d’interactions entre la FSGT 37 et la fédération. « Nous pouvons solliciter le niveau fédéral pour des informations juridiques ou un soutien en cas de conflit », a-t-elle précisé. Et en parallèle, la FSGT peut notamment s’appuyer sur le comité pour « l’organisation d’épreuves fédérales ». 


Enfin, des points d’informations ont été réalisés à propos de la future vente du siège de la fédération, d’une étude sur le fonctionnement de cette dernière et de son identité visuelle, et les participant·es ont approuvé le renouvellement de la CSOE (commission de surveillance des opérations électorales), de la CROD (commission de renouvellement des organes de direction) et, bien sûr, de la DFC (voir encadré ci-contre). Ce moment fut l’occasion d’acter la nomination de Thomas Valle en tant que nouveau coprésident de la fédération (toujours aux côtés de Céline Machado) et de remercier Antonio Fonseca, son prédécesseur, pour tout le travail qu’il a effectué ces dernières années… 


 

La nouvelle composition de la DFC ! 

 

Ces dernières saisons, plusieurs personnes ont quitté la DFC. Pour les remplacer, une liste comprenant six nouveaux·elles membres a été validée par la CROD. Organisé pendant l’AG par la CSOE, le vote de cette nouvelle équipe de direction s’est déroulé à distance, permettant ainsi à tou·tes les électeur·rices (les représentant·es des clubs, organes territoriaux, CFA et salarié·es du siège fédéral licencié·es à la FSGT) de pouvoir s’exprimer. À la fin de l’assemblée générale, la commission de surveillance des opérations électorales a annoncé que la liste proposée avait été élue à la majorité absolue (85,30% des voix). Voici la composition de la nouvelle DFC : Pascal Blanchet, Alexandre Caribone, Bérénice Cartier-Caderon, Mohamed Debouzza, Nicole Delamare, Cathy Denis, Véronique Fatier, Thomas Fontenelle, Anne-Laure Goulfert, Violaine Litzler (trésorière), Thierry de Lonchamp, Céline Machado (coprésidente), Robert Peiron, Maxence Rouyer, Josette Salvodelli, Franck Santos, Thomas Valle (coprésident), Valéry Arramon (suppléante), Cédric Mouton (suppléant), Xavier Schmerber (suppléant) et Betty Turon (suppléante). 

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